News

Asie de l’Est et du Sud-Est : moins de 1 % d’inflation pour l’alimentation – Economie

Accueil > Economie

Guerre en Ukraine : la hausse des prix n’est pas une fatalité

jeudi 12 mai 2022, par Manuel Marchal


A la différence de l’Afrique, de l’Europe et de l’Amérique du Nord, l’Asie de l’Est et du Sud-Est ne connaît pas actuellement de hausse des prix dans l’alimentation. Ceci montre que l’inflation liée à la crise COVID et à la guerre en Ukraine ne sont pas une fatalité. Rappelons que cette région du monde comporte la Chine, pays le plus peuplé du monde et deuxième puissance économique mondiale. La Chine est dirigée par un Parti communiste.


Selon les données de l’Indice des prix à la consommation publiée par l’Organisation internationale du Travail, l’Asie de l’Est et du Sud-Est constituent une exception au phénomène mondial d’inflation des prix de l’alimentation.

Ces données indiquent une inflation de 10% l’an dernier, pendant l’explosion de la pandémie de coronavirus. Depuis novembre 2020, l’augmentation des prix dans l’alimentation sur un an est repassée sous la barre de 2 %. Elle est actuellement inférieure à 1 %, selon les chiffres de mars dernier.

La région la plus peuplée du monde la moins touchée par l’inflation

Pourtant, partout ailleurs, la guerre en Ukraine a contribué à alimenter une spéculation à la hausse des prix des produits de première nécessité.

Les pays de cette région ont donc trouvé des moyens pour ne pas être impactés par cette guerre en Europe. L’Asie du Sud et du Sud-Est est la région la plus peuplée du monde. Elle est donc capable de mieux résister à cette crise que l’Europe, qui est pourtant une grande puissance agricole.

Cela signifie que dans cette région, la dépendance aux événements extérieurs est donc beaucoup moins grande. C’est la conséquence des politiques qui ont été mises en œuvre dans ces pays qui, manifestement, réussissent à relever le défi de l’autosuffisance alimentaire.

La Chine est dirigée par un Parti communiste

Ceci met donc des pays comme la Chine à l’abri de manifestations liées à l’explosion du coût des produits de première nécessité.

Cela montre donc que la hausse des prix conséquence de la guerre en Ukraine n’est pas une fatalité, à condition de mettre en œuvre une autre politique que la dépendance aux importations. Rappelons également que dans cette région se situe le pays le plus peuplé du monde, la Chine, dirigée par un Parti communiste.

Dans ces conditions, l’Asie continue de marquer des points face à l’Europe et les Etats-Unis. Il est donc important d’étudier les politiques qui y sont mises en œuvre, car elles contribuent à protéger les plus pauvres des effets d’une guerre en Europe.

M.M.


Un message, un commentaire ?

signaler contenu

Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published.